H(x)ata moia, bilan h(xa)ta - Ma maison natale blanche

paroles D. Loutsènko - musique A. Pashkèvytch

Dans la maison où je suis née, je respire la menthe, les roses trémières en bordure de la fenêtre, cela me rappelle un conte chaleureux et heureux - le chemin qui me ramène où je suis née.

Dans la maison tranquille et silencieuse, le soir tombe sur le bosquet. Ma mère pensive caresse gentiment ma petite tête . Maman, pourquoi es-tu soucieuse ? Donnez-moi la chaleur de vos mains, dans la maison restent les douleurs d’incertitude.

Dans le monde éclairé et unique, le grand chemin serpente vers l’infini. Maman je suis telle une cigogne, heureux ou malheureux je reviens vers toi.

 

Horila sosna - Le pin brûle, chanson qui accompagne le rituel des noces

Горіла сосна – 

Un  pin brulait, un pin était en flammes, Une fille attendait sous le pin et peignait sa tresse de couleur châtain clair. « Mes tresses, vous mavez servie longtemps, vous ne me servirez plus, vous irez sous le voile blanc. Sous le voile blanc, sous le châle, tu niras plus … ???

 

Ïhav kozak za DounailLe cosaque sen allait de lautre côté du Danube

Їхав козак за дунай.

Le cosaque sen allait de lautre côté du Danube et disait adieu à sa bien-aimée. Et à son cheval noir il disait de ly amener. Arrête-toi cosaque, ta bien-aimée pleure, comment peux-tu la quitter ? Réfléchis bien ! « Ne te lamente pas » disait-il à sa bien aimée, attends que je revienne de la guerre avec gloire ? Mais je ne veux rien répondit-elle, à part toi.  Que tu sois en bonne santé , le reste na pas dimportance.

 

 

Kéillèvè mïï - Kiev, comment ne pas t’aimer ! 

Як тебе не любити, Києве мій - auteur : D. Loutsènko ; compositeur I. Sharmo

La mer est verte, la journée est tranquille. Les berges du Dniepr me sont chères. Kiev, Comment ne pas t’aimer ! - déclaration d’amour à Kiev (capitale de l’Ukraine)

 

Louhom itou - Je me promène dans le pré

Лугом іду, коня веду

Je suis amoureuse d’un cosaque et je traverse le pré verdoyant accompagné de mon cheval. Veux-x-tu te fiancer avec moi car je suis très amoureuse de toi ? On se fiance ou pas ! mais n’oublie pas que tu m’as courtisée. Si tu es un peu fortunée je prendrai ta main et te présenterai à ma famille. Si j’étais un peu fortunée cher cosaque, je t’ignorerai.

 

Misiats’i zirognké - La lune et les étoiles

Lune et étoiles, pourquoi ne brillez-vous pas ? Mon chéri en aime une autre, pourquoi ne le dites-vous pas ? il m’a oubliée, mon coeur bat dans ma poitrine, les jalouses rient. Jalouses pourquoi riez-vous ? je n’aime pas votre homme, n’ensorcelez pas le mien.

 

 

Niche nade Vèphlèlèmome - La nuit au-dessus de Béthléem 

Compositeur M. Lesyns’ka

La nuit au-dessus de Béthléem il y a des étoiles dans le ciel. Le monde entier sommeille. Dans une pauvre étable le fils de Dieu est né. La Vierge Marie a déposé son fils dans la mangeoire ; il est emmailloté. L’étoile brillante au ciel a annoncé au monde la naissance du fils de Dieu

 

Odna kaléna - L’aubier

Je suis terriblement triste, ne me regarde pas, Musiciens jouez !

J’ai froid dans mn âme, prends tout ce que tu veux, va t’en, mais laisse moi mon aubier près de la fenêtre, ma famille à table, un chemin pour rentrer seul à la maison,

Laisse moi un amour pour toute la vie et le chagrin jusque’à l’oubli, Et l’Ukraine, car elle est la seule.

Je suis terriblement triste, pourquoi pleures-tu ? Jouez musiciens, une goutte de chagrin ne m’inondera pas - venez cosaques car nous en avons encore.

Je suis terriblement triste, je n’arrive pas à m’endormir - je ferais mieux de penser à mon avenir. Mon esprit partira jusqu’au firmament. Musiciens, jouez pour la première et la dernière fois pour mon aubier derrière la fenêtre, pour ma famille à table, pour mon chemin qui mène à la maison, pour mon amour éternel, pour mon chagrin pour mon Ukraine qui est la seule.

 

Oy, béla mènè maté - Maman m’a corrigée

Ой, била мене мати

Maman m’a fouettée pour que je n’aille pas avec ce séducteur, mais moi je suis resté avec lui jusqu’au chant du coq. Finalement maman ne m’a pas grondée car en fait, elle était comme moi.

 

Oy, na gori vénograd - Les vignes sur la colline

Ой на горі виноград - arr. M. Lèontovich

Il y a des vignes sur la colline et dans la vallée des cerisiers. Dans la vallée la floraison (fleurs blanches) de l’obier est terminée. Le rossignol chantera au monde entier et me chantera de vivre, parce que je suis loin de chez moi.

 

Oy, na hori dva doubké - Deux chênes sur la colline l'un à côté de l’autre

Ой, на горі два дубки

Le vent fait bouger le feuilage, le cosaque s'adresse à la jeune fille : à qui es-tu jeune fille ? Veux-tu te promener avec moi ? Ne me demande pas à qui je suis, si tu y vas, j'y vais aussi. Je suis le fils unique de mon père, je suis la fille de ma mère ; on m'a appris à donner des baisers.

 

Oy nè svité, miciatchègnkou - Lune, n’éclaire pas !

Dialogue entre une jeune fille et un jeune homme. Il ne l’aime plus car il l’a vue avec un autre garçon ; il en aime une autre. Et elle, elle l’aime encore. Les herbes qui se développent trop vite se dessèchent aussi très vite ; malheur à ceux qui nous ont séparés, ils ne connaîtront pas le bonheur.

 

Oy, ou sadou, sadou Dans un jardin (chant de Noël) 

Ой у саду саду  - La terre nous réjouit, le fils de Dieu est né ; dans les vignes un cheval s’amuse, personne ne peut l’approcher, seul Yvanko peut l’approcher, lui mettre son harnachement et partir avec lui. 

 

Oy ou véshnèvomou sadochkou - Dans un verger un rossignol chante

Ой у вишневому садочку

Dans un verger un rossignol chante.  Dans ce verger un cosaque essaie de charmer une jeune fille. Fille aux noirs sourcils, viendras-tu avec moi ? Ma mère te connaît cosaque, tu es un dragueur ! Je n’ai pas peur de ta mère je veux t’aimer.

 

Oy sévaia ta i zozoulègnka - Le coucou gris (chant de Noël)

Ой сивая та і зозуленька

Le coucou gris, le soir est généreux, bonne soirée à l’assemblée.

Il se promène et visite tous les jardins, Sauf un !

Das ce jardin il y a 3 manoirs,

Dans le 1er manoir il y a le soleil,

Dans le 2ème il y a la lune,

Dans le 3ème il y a de petites étoiles,

La lune est le chef !

 

Oy tchéyè to cino - A qui est ce foin ?

Qui est cette jeune fille qui défait ses tresses ? Le foin du cosaque est étalé - Maman que dois-je faire ? Les années passent et je suis toujours célibataire - J’ai semé l’orge et personne pour le récolter avec moi - Quand la nuit viendra je n’aurai personne avec qui échanger.

 

Oy tchorna ia sé tchorna - Je suis brune brune

Ой, чорна, я си чорна

Maroussia, jolie tzigane aime Yvanko, elle aime le regarder avec sa belle chemise - brodée et sa petite fossette sur le menton et décide quils sont faits lun pour lautre.

 

Péillmo, drousiBuvons les amis

Пиймо друзі, грай музико - R. Koupchinskiy

Buvons les amis ! joue, musicien ! on nen a plus rien à faire, car seuls sont vrais au monde la musique et le vin ! Il était une fois un cavalier qui avait une chérie. Il laimait comme les fleurs du printemps. Mais un jour le ciel sest enflammé de tirs de canon, le frère sest mis contre son frère dans une bataille féroce. Le cavalier est parti comme tout le monde, battu et blessé il est rentré à la maison. l est revenu chez sa chère maman, mais dabord il a retrouvé sa chérie. Quand il a retrouvé le rêve de ses rêves, un mot cruel est tombé : « tu nes plus mon chéri ! ».

Buvons les amis ! joue musicien ! on nen a plus rien à faire car seuls la musique et le vin sont vrais au monde.

 

Pèrèlaz - Enjambez

Où une jeune fille demande à son jeune voisin, de la rejoindre. Mais la nuit est noire et ils ne sont pas trouvés ; alors elle s’interroge : comment sortir avec toi, comment t’aimer, nous sommes jeunes et on va avoir des ennuis.

 

Plakoutcha guitara - La guitare pleureuse

Плакуча гітара. 

Une guitare pleure, une jeune fille attend celui quelle aime qui doit revenir au printemps quand lobier sera en fleurs. Mais son amoureux ne viendra pas, tel est le destin des filles, il faut apprendre à aimer les hommes et ne pas croire ce quils disent.

 

Porisala Pal’tchék - Je me suis coupé le doigt

Je me suis coupé le doigt, oh j’ai mal et n’arrive pas à me soigner avec une feuille,

Si mon bien-aimé me donne un baiser cela soignera mon doigt

J’avais quelque chose à faire samedi, il fallait que je peigne en blanc maison et lui est parti en aimer une autre,

Il est revenu dimanche, j’avais bon espoir ! J’ai repassé ma robe et pendant ce temps-là, il embrassait une autre fille.

Oh qui est ce garçon ? Quel est son nom ? Il me sourit souvent. J’aimerai bien l’aimer de toute mon âme s’il me dit que je suis à lui.

Oh, qui est ce garçon tel une rose ? j’aimerai qu’il m’épouse, je l’empêcherai de travailler, je ne le garderai que pour sa beauté.

 

 

Pshènétchnè pèrèvèslo - la couronne de blé

auteur B. Stèlmah - compositeur I. Bilosir

Trois cerisiers perdent leurs pétales. Devant la maison du père il y a 3 cerisiers qui perdent leurs pétales. 3 chemins partent de la maison pour nous mener dans le vaste monde. 3 chemins chers à mon coeur.

J’appelle mon cheval en sifflant, il est temps mon cheval, il est temps. A l’aube d’un nouveau jour je vais atteler le cheval, aujourd’hui une famille heureuse m’attend

Avec tout ce que je possède, avec ce que je vis toute la journée, je partage avec les frères, je partage équitablement les fleurs d’épicéa, les fleurs d’obier, les chants de l’alouette et ma couronne de blé. Dans le futur il n’y aura qu’éternels printemps avec les leurs d’obier et les chants de l’alouette.

 

Ridna maté moia - Ma maman chérie

auteur A. Malychko ; compositeur P. Mayboroda

Ma chère maman, tu nas pas fait toutes tes nuits, Petit, tu me promenais dans les champs aux abords du village. Et à laube, tu mas accompagné vers mon long chemin, en moffrant un napperon brodé pour me souhaiter du bonheur.  Que sur ce napperon fleurissent de beaux sentiers, des prés verts et des bosquets de rossignols, et ton sourire maternel, fidèle et doux, et tes yeux fatigués et gentils. J’étalerai ce napperon comme mon destin. Au milieu des herbes hautes et des bois où lon entend le chant des oiseaux. Et jy verrai renaître des choses familières chères à mon cœur comme mon enfance, la séparation et lamour fidèle.

 

Rozpriahaïtè hloptci koni  - Dételez les chevaux les gars

Розпрягайте хлопці коні

Histoire de Maroussia qui est en colère après un cosaque qui a choisi une autre fille.

 

 

Tchèrvona routa - Rose rouge

auteur : V. Ivasyouk

D’où viennent tes charmes ? Sans toi mes journées sont tristes comme une prison, 

Peut-être as-tu cherché dans les forêts profondes la fleur magique ?

Ne cherche pas cette fleur magique, car tu es unique pour moi.

 

Téh(x)o nad ritchkoyou - Calme au-dessus de la rivière

Тихо над ріко, paroles S. Tcherkassenko - musique P. Batuk

Dans la nuit sombre au-dessus de la rivière, la forêt enchantée est endormie. Elle murmure tendrement un conte mystérieux ; les bourgeons du saule soupirent avec mélancolie.

 

Tsvitè tèrène - Les épineux en fleurs

Les pétales tombent des épineux en fleurs - Qui ne connaît pas l’amour, ne connaît pas le chagrin.

Je suis une jeune fille qui connaît le chagrin, je n’ai pas envie de dîner, j’ai mal dormi.

Je m’installe au bord de la fenêtre sur ma petite chaise, mes paupières ne sont pas encore fermées que le soleil est déjà levé.

Fermées ou pas, le sommeil n’arrive pas - mon bien aimé est parti ailleurs chercher une autre jeune fille.

Qu’il parte, qu’il parte, je souhaite que la chance lui sourit.

Je suis une jeune fille, je ne veux pas dormir - ja vais attendre et regarder à la fenêtre en espérant son retour.

 

Vassélou, Vasélou - Vasyl, Vasyl !

Je ne te crois pas Vasyl, car tu as cassé une branche toute verte de l’obier dans ma cour,

L’obier est très touffu- Vasyl a trompé la blonde jeune fille.

Je ne l’ai pas trompée, la nuit était sombre alors elle est sortie.

J’ai ramené au soir mon cheval au pré, la jeune fille était sortie pieds nus.

J’ai bien ramené mon cheval au pré, il a bien ramené son cheval au pré.

Il a refusé de boire le vin et l’a versé aux pieds du cheval pour montrer qu’il ne m’aime pas

 

Verbovaia doshtchèchka - Le pont en bois de saule

Вербовая дощечка

Nastétchka marche sur le pont en bois de saule ; elle regarde autour d’elle par où viendra son bien-aimé qui lui apportera un cadeau.

 

 

Vjè sontsè nézègnko - Quand le soleil baisse

Вже сонце низенько

Quand le soleil baisse, le soir approche, je me dépêche pour venir vers toi mon petit coeur,

Je me dépêche pour venir vers toi, vers ta maison, - comment me feras-tu entrer sans que ta maman s’en aperçoive ?

Quand tu entrais, je te tenais la main, quand tu partais je pleurais.

M’aimes-tu ou te moques-tu de moi parce que tu fréquentes quelqu’un d’autre et tu ne me le dis pas ?

Oui, je t’aime, même dans le futur, mais je ne suis pas certaine de vivre avec toi.

 

Vodogray - Jeu d’eau (évocation poétique du bruissement de l’eau tel une jolie musique)

Водограй - auteur/compositeur : Volodymyr Ivasyuk

Les vagues de la rivière Tchèrèmoshe roulent vers l’inconnu entre les vallées et les steppes ; Nous nous rencontrerons près du jeu d’eau et nous lui demanderons de jouer pour nous en imitant les jolies cymbales.

Regarde, l’eau est claire, elle érode les pierres - s’il te plaît fait moi des bijoux avec les gouttelettes.

Oh jeu d’eau joue pour nous, n’arrête pas ta belle chanson à pleine voix. Jeu d’eau tu peux demander tout ce que tu veux, chaque printemps te donne les cordes musicales - le temps offre ta brillance et nous jouons sur les cordes afin que la musique rayonne !

 

Vjè sontsè nézègnko - Quand le soleil baisse

Quand le soleil baisse, le soir approche, je me dépêche pour venir vers toi mon petit coeur,

Je me dépêche pour venir vers toi, vers ta maison, - comment me feras-tu entrer sans que ta maman s’en aperçoive ?

Quand tu entrais, je te tenais la main, quand tu partais je pleurais.

M’aimes-tu ou te moques-tu de moi parce que tu fréquentes quelqu’un d’autre et tu ne me le dis pas ?

Oui, je t’aime, même dans le futur, mais je ne suis pas certaine de vivre avec toi.

 

Vziav bé ia bandourou - Si je prends  ma bandoura

Взяв би я бандуру, M. Pètrènko

Histoire damour entre Marussia et le joueur de bandoura ; prends mon coeur et

donne-moi le tien dit le joueur de bandoura.

 

Zèlènéy doubotchkou - Chêne vert, pourquoi te penches-tu ?

Зелений дубочку 

Chêne vert, pourquoi te penches-tu ? Cavalier pourquoi es-t triste ? Est-ce que tes

chevaux sont fatigués ou bien as-tu perdu ton chemin ?

Mes chevaux ne sont pas fatigués, je nai pas perdu mon chemin, jai de la peine car je

suis né sans destin !

 

Zèlènèilè jéto - le seigle vert

Зеленеє жито

Le seigle est vert et mes invités sont chaleureux. Les moissonneurs récoltent le seigle et les invités arrivent. Toute notre grande famille est réunie.

 

Zorèe moia vètchirniayia - Mon étoile du soir

Auteur : Taras Chevtchènko

Quand mon étoile du soir apparaîtra au-dessus de la colline je parlerai avec toi.
Raconte moi comment le soleil se couche derrière la colline et comment l’arc-en-ciel emprunte l’eau du Dnièpre.

Raconte-moi comment cet arbre aux larges branches. Parle moi du saule penché au-dessus de l’eau et des enfants non baptisés jouant dans ses branches.