CHANTS POPULAIRES

Horila sosna - Le pin brûle, chanson qui accompagne le rituel des noces

Горіла сосна –  

Un  pin brulait, un pin était en flammes, Une fille attendait sous le pin et peignait sa tresse de couleur châtain clair. « Mes tresses, vous m’avez servie longtemps, vous ne me servirez plus, vous irez sous le voile blanc. Sous le voile blanc, sous le châle, tu n’iras plus … ???

 

Ïhav kozak za Dounail Le cosaque s’en allait de l’autre côté du Danube

Їхав козак за дунай

Le cosaque s’en allait de l’autre côté du Danube et disait adieu à sa bien-aimée. Et à son cheval noir il disait de l’y amener. Arrêt-toi cosaque, ta bien-aimée pleure, comment peux-tu la quitter ? Réfléchis bien ! « Ne te lamente pas » disait-il à sa bien aimée, attends que je revienne de la guerre avec gloire? Mais je ne veux rien qui répondit-elle, à part toi.  Que tu sois en bonne santé et le reste n’a pas d’importance.

 

Misiats’i zirognké - La lune et les étoiles

Lune et étoiles, pourquoi ne brillez-vous pas ? Mon chéri en aime une autre, pourquoi ne le dites-vous pas ? il m’a oubliée, mon coeur bat dans ma poitrine, les jalouses rient. Jalouses pourquoi riez-vous ? je n’aime pas votre homme, n’ensorcelez pas le mien.

 

Oy, béla mènè maté - Maman m’a corrigée

Ой, била мене мати

Maman m’a fouettée pour que je n’aille pas avec ce séducteur, mais moi je suis resté avec lui jusqu’au chant du coq. Finalement maman ne m’a pas grondée car en fait, elle était comme moi.

 

Oy, na gori vénograd - Les vignes sur la colline

Ой на горі виноград

arr. M. Lèontovich

Il y a des vignes sur la colline et dans la vallée des cerisiers. Dans la vallée la floraison (fleurs blanches) de l’obier est terminée. Le rossignol chantera au monde entier et me chantera de vivre, parce que je suis loin de chez moi.

Oy, na hori dva doubké - Deux chênes sur la colline l'un à côté de l’autre

Ой, на горі два дубки

Le vent fait bouger le feuilage, le cosaque s'adresse à la jeune fille : à qui es-tu jeune fille ? Veux-tu te promener avec moi ? Ne me demande pas à qui je suis, si tu y vas, j'y vais aussi. Je suis le fils unique de mon père, je suis la fille de ma mère ; on m'a appris à donner des baisers.

 

Oy nè svité, miciatchègnkou - Lune, n’éclaire pas !

Dialogue entre une jeune fille et un jeune homme. Lui ne l’aime plus car il l’a vue avec un autre ; il en aime une autre. Et elle, elle l’aime encore. Les herbes qui se développent trop vite se dessèchent aussi très vite ; malheur à ceux qui nous ont séparés, ils ne connaîtront pas le bonheur.

Oy, ou sadou, sadou Dans un jardin (chant de Noël)  

Ой у саду саду  - La terre nous réjouit, le fils de Dieu est né ; dans les vignes un cheval s’amuse, personne ne peut l’approcher, seul Yvanko peut l’approcher, lui mettre son harnachement et partir avec lui.

 

Oy ou véshnèvomou sadochkou - Dans un verger un rossignol chante

Ой у вишневому садочку

Dans un verger un rossignol chante.  Dans ce verger un cosaque essaie de charmer une jeune fille.

Fille aux noirs sourcils, viendras-tu avec moi ? Ma mère te connaît cosaque, tu es un dragueur ! Je n’ai pas peur de ta mère je veux t’aimer.

 

Oy sévaia ta i zozoulègnka - Le coucou gris (chant de Noël)

Ой сивая та і зозуленька

Le coucou gris, le soir est généreux, bonne soirée à l’assemblée.

Il se promène et visite tous les jardins,

Sauf un !

Das ce jardin il y a 3 manoirs,

Dans le 1er manoir il y a le soleil,

Dans le 2ème il y a la lune,

Dans le 3ème il y a de petites étoiles,

La lune est le chef,!

 

Oy tchorna ia sé tchorna - Je suis brune brune

Ой, чорна, я си чорна 

Maroussia, jolie tzigane aime Yvanko, elle aime le regarder avec sa belle chemise 

brodée et sa petite fossette sur le menton et décide qu’ils sont faits l’un pour l’autre.

! répertoire de chœur  du soir ! 

 

Péillmo, drousiBuvons les amis

Пиймо друзі, грай музико - R. Koupchinskiy

Buvons les amis ! joue, musicien ! on n’en a plus rien à faire, car seuls sont vrais au monde la musique et le vin ! Il était une fois un cavalier qui avait une chérie. Il l’aimait comme les fleurs du printemps. Mais un jour le ciel s’est enflammé de tirs de canon, le frère s’est mis contre son frère dans une bataille féroce. Le cavalier est parti comme tout le monde, battu et blessé il est rentré à la maison. l est revenu chez sa chère maman, mais d’abord il a retrouvé sa chérie. Quand il a retrouvé le rêve de ses rêves, un mot cruel est tombé : « tu n’es plus mon chéri ! ».

Buvons les amis ! joue musicien !on n’en a plus rien à faire car seuls sont vrais au monde la musique et le vin.

 

Pèrèlaz - Enjambez

Où une jeune fille demande à son jeune voisin, de la rejoindre. Mais la nuit est noire et ils ne sont pas trouvés ; alors elle s’interroge : comment sortir avec toi, comment t’aimer, nous sommes jeunes et on va avoir des ennuis.

 

Plakoutcha guitare - La guitare pleureuse

Плакуча гітара.  

Une guitare pleure, une jeune fille attend celui qu’elle aime qui doit revenir au 

printemps quand l’obier sera en fleurs. Mais son amoureux ne viendra pas, tel est le 

destin des filles, il faut apprendre à aimer les hommes et ne pas croire ce qu’ils disent.

 

Porisala Pal’tchék - Je me suis coupé le doigt

Je me suis coupé le doigt, oh j’ai mal et n’arrive pas à me soigner avec une feuille,

Si mon bien-aimé me donne un baiser cela soignera mon doigt

J’avais quelque chose à faire samedi, il fallait que je peigne en blanc maison et lui est parti en aimer une autre,

Il est revenu dimanche, j’avais bon espoir ! J’ai repassé ma robe et pendant ce temps-là, il embrassait une autre fille.

Oh qui est ce garçon ? Quel est son nom ? Il me sourit souvent. J’aimerai bien l’aimer avec toute mon âme s’il me dit que je suis à lui

Oh, qui est ce garçon tel une rose ? j’aimerai qu’il m’épouse, je l’empêcherai de travailler, je le garderai que pour sa beauté.

 

Ridna maté moia - Ma maman chérie

auteur A. Malychko ; compositeur P. Mayboroda

Ma chère maman, tu n’as pas fait toutes tes nuits, Petit, tu me promenais dans les champs aux abords du village. Et à l’aube, tu m’as accompagné vers mon long chemin, en m’offrant un napperon brodé pour me souhaiter du bonheur.  Que sur ce napperon fleurissent de beaux sentiers, des prés verts et des bosquets de rossignols, et ton sourire maternel, fidèle et doux, et tes yeux fatigués et gentils. J’étalerai ce napperon comme mon destin. Au milieu des herbes hautes et des bois où l’on entend le chant des oiseaux. Et j’y verrai renaître des choses familières chères à mon cœur comme mon enfance, la séparation et l’amour fidèle. 

 

Rozpriahaïtè hloptci koni  - Dételez les chevaux les gars

Розпрягайте хлопці коні 

Histoire de Maroussia qui est en colère après un cosaque qui a choisi une autre fille.

 

Vassélou, Vasélou - Vasyl, Vasyl !

Je ne te crois pas Vasyl, car tu as cassé une branche toute verte de l’obier dans ma cour,

L’obier est très touffu- Vasyl a trompé la blonde jeune fille.

Je ne l’ai pas trompée, la nuit était sombre alors elle est sortie.

J’ai ramené au soir mon cheval au pré, la jeune fille était sortie pieds nus.

J’ai bien ramené mon cheval au pré, il a bien ramené son cheval au pré.

Il a refusé de boire le vin et l’a versé aux pieds du cheval pour montrer qu’il ne m’aime pas

 

Verbovaia doshtchèchka - Le pont en bois de saule

Вербовая дощечка

Nastétchka marche sur le pont en bois de saule ; elle regarde autour d’elle par où viendra son bien-aimé qui lui apportera un cadeau.

 

Vodogray - Jeu d’eau

Водограй - auteur/compositeur : Volodymyr Ivasyuk

Les vagues de la rivière Tchèrèmoshe roulent vers l’inconnu entre les vallées et les steppes ; évocation poétique du bruissement de l’eau tel une jolie musique

 

Vziav bé ia bandourou - Si je prends  ma bandoura

Взяв би я бандуру, M. Pètrènko

Histoire d’amour entre Marussia et le joueur de bandoura ; prends mon coeur et 

donne-moi le tien dit le joueur de bandoura.

 

Zèlènéy doubotchkou - Chêne vert, pourquoi te penches-tu ?

Зелений дубочку  

Chêne vert, pourquoi te penches-tu ? Cavalier pourquoi es-t triste ? Est-ce que tes 

chevaux sont fatigués ou bien as-tu perdu ton chemin ?

Mes chevaux ne sont pas fatigués, je n’ai pas perdu mon chemin, j’ai de la peine car je suis né sans destin !

 

Zèlènèilè jéto - le seigle vert

Зеленеє жито

Le seigle est vert et mes invités sont chaleureux. Les moissonneurs récoltent le seigle et les invités arrivent. Toute notre grande famille est réunie.